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Garantir la protection des travailleurs des métiers de la fleur coupée en réglementant les seuils de résidus de pesticides contenus dans les fleurs commercialisées en Europe

Où en est ce texte

  1. Étape franchie : Dépôt
  2. Étape actuelle : Examen à l'Assembléeen coursdernière action :
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En clair

Synthèse neutre, factuelle et sourcée

PourquoiLe contexte

Ce texte arrive dans un contexte où des préoccupations ont été soulevées concernant la sécurité des travailleurs des métiers de la fleur coupée, notamment en raison de l'exposition aux pesticides. Des cas de maladies professionnelles liées à cette exposition ont été reconnus, et une part significative des demandes d'indemnisation concerne des professionnels de ce secteur. En outre, une grande partie des fleurs vendues en France provient de l'étranger, où les réglementations sur les pesticides peuvent être moins strictes. Le texte vise à renforcer la réglementation sur les résidus de pesticides dans les fleurs commercialisées en Europe.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 12« les décès de deux fleuristes et d’une enfant de fleuristes ont été reconnus par le fonds d’indemnisation des victimes de pesticides comme ayant été causés par une maladie professionnelle »
  2. [2] Article unique · alinéa 13« 10 % des 2 000 demandes adressées en trois ans au fonds d’indemnisation des victimes de pesticides concernaient des professionnels de la fleur »
  3. [3] Article unique · alinéa 14« 85 % des fleurs vendues en France proviennent de l’étranger et ne sont pas soumises aux mêmes contraintes »
QuoiCe que dit le texte

Le texte invite le Gouvernement à solliciter la Commission européenne pour établir une réglementation stricte sur les limites maximales de résidus de pesticides dans les fleurs coupées. Il propose également d'interdire l'importation de fleurs traitées avec des pesticides interdits en Europe. De plus, il demande un renforcement des contrôles par les autorités sanitaires et douanières. Enfin, il suggère d'instaurer des règles harmonisées pour garantir la traçabilité des fleurs, en informant les professionnels et les consommateurs sur le pays de culture et les conditions de commercialisation.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 19« lancement de la procédure visant à l’élaboration d’une réglementation stricte sur les limites maximales de résidus de pesticides dans les fleurs coupées »
  2. [2] Article unique · alinéa 19« interdiction d’importer, en provenance de pays tiers, des fleurs traitées avec des pesticides interdits en Europe »
  3. [3] Article unique · alinéa 20« proposer des règles harmonisées garantissant à la fois la traçabilité du pays de culture des fleurs coupées »
Pour quiCe que ça change concrètement

Si le texte est adopté, les fleurs coupées importées en Europe devront respecter des limites strictes de résidus de pesticides, ce qui pourrait réduire l'exposition des travailleurs à des substances potentiellement dangereuses. Les fleurs traitées avec des pesticides interdits ne pourront plus être importées, et des contrôles renforcés seront mis en place pour assurer le respect de ces règles. La traçabilité des fleurs sera également améliorée, permettant aux professionnels et aux consommateurs de connaître le pays d'origine et les conditions de culture des fleurs.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 19« renforcement des contrôles par les autorités sanitaires et douanières »
  2. [2] Article unique · alinéa 19« interdiction d’importer, en provenance de pays tiers, des fleurs traitées avec des pesticides interdits »
  3. [3] Article unique · alinéa 20« la transmission de cette information tout au long de la chaîne de commercialisation »
ExempleCas concret avant/après

Julien, fleuriste à Paris, importe des fleurs d'Amérique du Sud. Actuellement, il ne peut pas toujours garantir l'absence de pesticides interdits dans ces fleurs. Avec le texte, il ne pourra plus vendre ces fleurs si elles contiennent des résidus de pesticides non conformes aux nouvelles limites. De plus, il aura accès à des informations sur le pays d'origine et les traitements appliqués, ce qui lui permettra de mieux informer ses clients sur la sécurité des produits qu'il propose.

▸2 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 19« lancement de la procédure visant à l’élaboration d’une réglementation stricte sur les limites maximales de résidus de pesticides »
  2. [2] Article unique · alinéa 20« la transmission de cette information tout au long de la chaîne de commercialisation »
Chaque phrase est sourcée et liée à un alinéa précis du texte. Aucune affirmation ne provient d'une source externe ni d'une interprétation politique. Chaque référence renvoie au passage cité, reproduit plus bas sur cette page.

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Prédiction

Ce que chaque groupe pourrait voter

Ce n'est pas un résultat : c'est une estimation, tirée du vote final de chaque groupe sur les textes déposés par le groupe LFI-NFPdéjà votés à l'Assemblée. Le vote réel peut être différent. La méthode et sa fiabilité

  • ECOSPour · 100 %

    Sur les 6 textes déposés par le groupe LFI-NFP déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe ECOS a voté pour 6 fois (100 %).

  • GDRPour · 100 %

    Sur les 6 textes déposés par le groupe LFI-NFP déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe GDR a voté pour 6 fois (100 %).

  • LFI-NFPPour · 100 %

    Sur les 6 textes déposés par le groupe LFI-NFP déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LFI-NFP a voté pour 6 fois (100 %).

  • SOCPour · 100 %

    Sur les 6 textes déposés par le groupe LFI-NFP déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe SOC a voté pour 6 fois (100 %).

  • LIOTPour · 80 %

    Sur les 5 textes déposés par le groupe LFI-NFP déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LIOT a voté pour 4 fois (80 %).

Passages cités dans le texte officiel

Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (1 article) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr

  1. Article unique

    Alinéa 12Considérant que les décès de deux fleuristes et d’une enfant de fleuristes ont été reconnus par le fonds d’indemnisation des victimes de pesticides comme ayant été causés par une maladie professionnelle à la suite de l’exposition à des pesticides ;
    Alinéa 13Considérant que 10 % des 2 000 demandes adressées en trois ans au fonds d’indemnisation des victimes de pesticides concernaient des professionnels de la fleur ;
    Alinéa 14Considérant que 85 % des fleurs vendues en France proviennent de l’étranger et ne sont pas soumises aux mêmes contraintes que les fleurs produites en France ;
    Alinéa 19Invite le Gouvernement à solliciter, auprès de la Commission européenne, le lancement de la procédure visant à l’élaboration d’une réglementation stricte sur les limites maximales de résidus de pesticides dans les fleurs coupées, et à l’interdiction d’importer, en provenance de pays tiers, des fleurs traitées avec des pesticides interdits en Europe, avec un renforcement des contrôles par les autorités sanitaires et douanières ;
    Alinéa 20Invite le Gouvernement à demander à la Commission européenne de proposer des règles harmonisées garantissant à la fois la traçabilité du pays de culture des fleurs coupées et la transmission de cette information tout au long de la chaîne de commercialisation, y compris lorsque les fleurs transitent par un autre État ou sont assemblées en bouquets, afin qu’elle soit accessible à la fois aux professionnels qui les manipulent et aux consommateurs.
    Lire Article unique en entier
    L’Assemblée nationale, Vu l’article 88-4 de la Constitution, Vu l’article 151-5 du Règlement de l’Assemblée nationale, Vu l’article 5 du traité sur l’Union européenne, Vu les articles 2, 4, 6, 9 et 36 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, Vu le règlement n° 396/2005 du 23 février 2005 concernant les limites maximales applicables aux résidus de pesticides présents dans ou sur les denrées alimentaires et les aliments pour animaux d’origine végétale et animale, Vu le règlement n° 1107/2009 du 21 octobre 2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques, Vu la directive n° 2009/128 du 21 octobre 2009 instaurant un cadre d’action communautaire pour parvenir à une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable, Vu le règlement n° 1308/2013 du 17 décembre 2013 portant organisation commune des marchés des produits agricoles, Vu l’article 70 de la loi n° 2019-1446 de financement de la Sécurité sociale pour 2020 créant le fonds d’indemnisation des victimes de pesticides, Vu le décret n° 2020-1463 du 27 novembre 2020 publié le 29 novembre 2020 détaillant le fonctionnement du fonds et les modalités d’indemnisation, Vu le courrier de réponse de la Commission européenne daté d’avril 2022 à l’interpellation du réseau Pesticide Action Network, Considérant que les décès de deux fleuristes et d’une enfant de fleuristes ont été reconnus par le fonds d’indemnisation des victimes de pesticides comme ayant été causés par une maladie professionnelle à la suite de l’exposition à des pesticides ; Considérant que 10 % des 2 000 demandes adressées en trois ans au fonds d’indemnisation des victimes de pesticides concernaient des professionnels de la fleur ; Considérant que 85 % des fleurs vendues en France proviennent de l’étranger et ne sont pas soumises aux mêmes contraintes que les fleurs produites en France ; Considérant qu’il a été maintes fois démontré que des résidus de nombreux pesticides, pourtant interdits en Europe, se retrouvent dans les fleurs commercialisées sur le sol européen ; Considérant qu’il est interdit dans l’Union européenne de traiter les cultures avec des substances non approuvées par la réglementation européenne ; Considérant que le principe de précaution doit prévaloir au nom de la santé des travailleurs et travailleuses de la fleur ; Considérant que la Commission européenne identifie la réglementation des fleurs coupées comme une préoccupation potentielle des États membres ; Invite le Gouvernement à solliciter, auprès de la Commission européenne, le lancement de la procédure visant à l’élaboration d’une réglementation stricte sur les limites maximales de résidus de pesticides dans les fleurs coupées, et à l’interdiction d’importer, en provenance de pays tiers, des fleurs traitées avec des pesticides interdits en Europe, avec un renforcement des contrôles par les autorités sanitaires et douanières ; Invite le Gouvernement à demander à la Commission européenne de proposer des règles harmonisées garantissant à la fois la traçabilité du pays de culture des fleurs coupées et la transmission de cette information tout au long de la chaîne de commercialisation, y compris lorsque les fleurs transitent par un autre État ou sont assemblées en bouquets, afin qu’elle soit accessible à la fois aux professionnels qui les manipulent et aux consommateurs.
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Données issues du référentiel officiel de l'Assemblée Nationale (open data, mises à jour automatiquement chaque jour). Identifiant AN : DLR5L17N52134.