Projet de loi autorisant l’approbation de l’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Moldavie dans le domaine de la sécurité sociale
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En clair
Synthèse neutre, factuelle et sourcée
PourquoiLe contexte
L'accord entre la France et la Moldavie dans le domaine de la sécurité sociale intervient dans un contexte régional tendu, marqué par la guerre en Ukraine et ses répercussions sur la Moldavie. Ce pays fait face à des défis économiques et à une guerre informationnelle menée par la Russie, visant à discréditer son intégration européenne. Jusqu'à présent, aucune convention bilatérale ne régissait les relations de sécurité sociale entre les deux pays. Les négociations ont débuté en novembre 2024 à Paris et se sont conclues par la signature de l'accord en mars 2025. Cet accord vise à structurer les relations de sécurité sociale entre les deux nations.
Le projet de loi autorise l'approbation d'un accord de sécurité sociale entre la France et la Moldavie, signé en mars 2025. Cet accord, composé de cinq parties et trente-cinq articles, définit les termes et expressions utilisés, les législations concernées, et les personnes couvertes. Il prévoit l'égalité de traitement pour les personnes résidant sur le territoire de l'une des parties et fixe les règles d'affiliation des travailleurs. Des dispositions spécifiques s'appliquent aux travailleurs détachés, au personnel de transport international, aux équipages de navires, et aux fonctionnaires. L'accord inclut également des mesures administratives, de coopération, et des règles de protection des données.
L'adoption de ce texte permettrait aux personnes couvertes par l'accord de bénéficier d'une égalité de traitement en matière de sécurité sociale lorsqu'elles résident sur le territoire de l'une des parties. Les travailleurs détachés pourraient rester affiliés à leur régime d'origine pour une durée limitée, et des règles spécifiques s'appliqueraient aux personnels de transport et aux fonctionnaires. L'accord faciliterait également la coopération administrative et la protection des données entre les deux pays. Il entrerait en vigueur après l'approbation par les deux gouvernements et pourrait être modifié ou dénoncé selon les modalités prévues.
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À l'Assemblée nationale
Adopté à main levée
Le 5 octobre 2026, l'Assemblée nationale a adopté ce texte à main levée (ou par assis et levé) : dans ce mode de vote, le choix de chaque député n'est pas enregistré. Seuls les scrutins publics le sont.
Assemblée nationale et Sénat
Comment ce texte a été voté
Assemblée nationale·1re lecture·
Adopté
À main levée (ou par assis et levé) : le choix de chaque député n'est pas enregistré.
Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (1 article) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr
Exposé des motifs
Alinéa 1L’accord avec la République de Moldavie dans le domaine de la sécurité sociale a été conclu dans un contexte politique régional particulier étant donné la guerre d’agression russe en Ukraine, dont les conséquences affectent directement la sécurité de la Moldavie et ses perspectives économiques. Le pays est par ailleurs confronté à une guerre informationnelle de haute intensité conduite par la Russie et ses relais et visant à discréditer la perspective d’intégration européenne de la Moldavie, ainsi que de semer le doute sur la réalité du soutien apporté par les partenaires de la Moldavie à cet objectif.
Alinéa 2Les relations entre la France et la Moldavie en matière de sécurité sociale ne sont jusqu’à présent régies par aucune convention bilatérale. Les négociations relatives à conclusion de cet accord se sont déroulées en deux temps. Lors du premier cycle, les deux délégations se sont réunies à Paris le 12 novembre 2024. Le second cycle de négociations a eu lieu à Chisinau du 20 au 22 janvier 2025. L’accord a été signé à Paris le 10 mars 2025.
Alinéa 3L’accord comprend cinq parties et trente-cinq articles.
Alinéa 4L’article 1 er définit l'ensemble des termes et expressions, notamment le territoire de chacune des Parties. Les territoires visés à l’article 1 er , paragraphe 1, point 2, de l’Accord désignent le territoire métropolitain de la République française ainsi que les territoires ultramarins dans lesquels le régime général de sécurité sociale s’applique : la Guadeloupe, Saint‑Martin, Saint-Barthélemy, la Martinique, La Réunion, la Guyane.
Alinéa 5L’article 2 relatif au champ d'application matériel énumère les différentes législations de sécurité sociale des deux Parties auxquelles les dispositions de l’Accord sont applicables ainsi que les risques de sécurité sociale concernés. Pour la France, sont concernées les pensions de vieillesse et de survivants.
Alinéa 6L’article 3 fixe le champ d'application personnel : sont ainsi visées toutes les personnes, quelle que soit leur nationalité, soumises ou ayant été soumises à la législation française ou moldave, les membres de leur famille et leurs survivants.
Alinéa 7L’article 4 précise que les personnes couvertes par l’Accord bénéficient de l'égalité de traitement pour l'application de la législation de la Partie sur le territoire de laquelle elles résident.
Alinéa 22Les articles 20 à 30, regroupés dans la partie IV de la convention, fixent les dispositions diverses : les mesures administratives et de coopération, les règles d’emploi des langues officielles, les modalités de paiement des prestations, de protection de la confidentialité des données, de coopération en matière de lutte contre la fraude, d’échanges de données statistiques, d’exemption de frais, d’introduction d’une demande de prestation ou d’une contestation, de récupération des données indues. La partie IV précise également les procédures d’exécution et la possibilité de réaliser une réunion de suivi à la demande d’une Partie contractante.
Alinéa 23Les articles 31 à 35, regroupés dans la partie V de la convention, fixent les dispositions transitoires, les règles de révision des droits des intéressés, le délai de prescription, les modalités d’entrée en vigueur ainsi que les conditions de modification et de dénonciation de l’accord par les Parties contractantes.