Ce texte arrive dans un contexte où les droits d’inscription pour les étudiants étrangers extracommunautaires dans les établissements publics d’enseignement supérieur ont été augmentés par un arrêté de 2019. Cette augmentation a suscité des critiques, notamment en raison de son impact sur l’égalité d’accès à l’enseignement supérieur. Le Conseil constitutionnel a reconnu que la gratuité de l’enseignement supérieur public est un principe fondamental, mais a admis des droits d’inscription modiques. Le Gouvernement a annoncé une volonté de rendre effective l’application de ces droits majorés à partir de la rentrée universitaire 2026, ce qui a conduit à cette proposition de résolution visant à abroger l’arrêté de 2019.

Supprimer les droits d’inscription différenciés applicables aux étudiants étrangers extracommunautaires dans les établissements publics d’enseignement supérieur
En clair
Synthèse neutre, factuelle et sourcée
Le texte propose d'abroger l'arrêté du 19 avril 2019 qui a instauré des droits d’inscription différenciés pour les étudiants étrangers extracommunautaires. Il vise à rétablir un principe d’égalité tarifaire dans l’enseignement supérieur public. Le texte souligne que cette politique tarifaire a conduit à une augmentation significative des frais d’inscription, rendant l’accès aux études supérieures difficile pour de nombreux étudiants, notamment ceux issus de pays en développement. Il appelle également à renforcer les moyens budgétaires alloués aux universités pour éviter que leur financement ne repose sur les contributions des étudiants étrangers.
▸1 source dans le texte officiel
Si le texte est adopté, les droits d’inscription pour les étudiants étrangers extracommunautaires seront harmonisés avec ceux des étudiants français et européens, supprimant ainsi les frais majorés. Cela pourrait faciliter l'accès à l'enseignement supérieur pour ces étudiants, en particulier ceux issus de pays à revenu faible ou moyen. Le texte demande également que les universités soient compensées par des moyens budgétaires pérennes, afin de ne pas dépendre des contributions des étudiants étrangers pour leur financement. L'entrée en vigueur de ces mesures dépendra de l'abrogation de l'arrêté de 2019.
▸3 sources dans le texte officiel
- [1] Article 1 · alinéa 26« abroger l’arrêté du 19 avril 2019 relatif aux droits d’inscription »
- [2] Article 1 · alinéa 27« retour à des droits d’inscription harmonisés entre étudiants français, européens et extracommunautaires »
- [3] Article 1 · alinéa 28« renforcer les moyens budgétaires alloués aux universités »
Sophie, étudiante originaire d'un pays d'Afrique subsaharienne, souhaite poursuivre ses études en France. Avant l'adoption de ce texte, elle devait payer 3 770 euros pour son inscription en master, un montant qu'elle ne pouvait pas se permettre. Avec l'abrogation de l'arrêté de 2019, elle ne paiera plus que les mêmes frais que ses camarades français, facilitant ainsi son accès à l'enseignement supérieur. Cela pourrait lui permettre de réaliser son rêve d'étudier en France sans être freinée par des obstacles financiers.
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