Après la censure du retrait des ZFE par Les Sages jeudi, les deux formations de gauche oscillent entre "bonne nouvelle" pour les Verts et crainte de "dérogations" chez les insoumis.
La décision du Conseil constitutionnel jeudi 21 mai de censurer la suppression des zones à faibles émissions (ZFE), ainsi qu'un assouplissement des règles contre l'artificialisation des sols (ZAN), ne fait pas l'unanimité. Les Sages ont estimé que ces deux mesures intégrées dans la loi de "simplification" étaient trop éloignées du texte initial.
Lisa Belluco, députée écologiste, estime auprès de France Inter que c'est une bonne nouvelle. Pour l'élue, "cette disposition n'avait rien à faire dans ce texte" qui, rappelle-t-elle, "était un texte de simplification de la vie économique" . Toutefois, explique-t-elle, "il y a un quand même un message" .
La députée estime qu'il faut travailler sur la question des ZFE : "Si nous devons intervenir sur la question de la pollution de l'air, particulièrement en ville, il faut considérer le mauvais calibrage des ZFE dans certaines situations et trouver des adaptations." Lisa Belluco se pose la question de mettre en place "peut-être, un dispositif plus juste, plus respectueux des uns et des autres" . "Le travail reste à faire, mais c'est une bonne nouvelle qu'on puisse s'appuyer sur un dispositif existant et qui va perdurer."
De son côté, Sylvain Carrière, député La France insoumise, s'oppose à cette décision. Il craint "les dérogations" mises en place "si on repart avec les ZFE comme elles étaient il y a quelques mois" . "Vous avez des dérogations différentes d'une métropole à l'autre. Dans certaines, elles étaient suspendues, dans d'autres non. Personne n'y comprend plus rien."
Le Conseil constitutionnel censure la suppression des zones à faibles émissions contre les voitures polluantes et l'assouplissement des règles sur l'artificialisation des sols
