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Économie
DéposéProposition de loi ordinaire

Sanctuariser le principe de libre disposition des abonnements numériques pour protéger le pouvoir d'achat

Où en est ce texte

  1. Étape actuelle : Déposéen attente d'examen
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En clair

Synthèse neutre, factuelle et sourcée

PourquoiLe contexte

La proposition de loi vise à répondre à l'augmentation des abonnements numériques et aux hausses tarifaires qui en découlent. En 2026, 80 % des Français sont abonnés à au moins un service numérique, avec une dépense moyenne de 54 euros par mois. Face à ces coûts croissants, le coabonnement, qui permet de partager les frais d'abonnement, s'est développé. Cependant, certaines plateformes imposent des restrictions sur l'utilisation des comptes, créant une insécurité pour les consommateurs. Ce texte cherche à sécuriser le coabonnement et à adapter le cadre juridique aux évolutions des pratiques de consommation.

▸4 sources dans le texte officiel
  1. [1] Exposé des motifs · alinéa 2« 80 % des Français sont abonnés à au moins un abonnement numérique »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 3« ces services ont connu des hausses de tarifaires significatives »
  3. [3] Exposé des motifs · alinéa 5« le coabonnement, qui applique aux abonnements multi‑accès la logique du covoiturage »
  4. [4] Exposé des motifs · alinéa 6« Certaines grandes plateformes introduisent des clauses restrictives limitant la libre utilisation des comptes »
QuoiCe que dit le texte

Le texte modifie le code de la consommation pour permettre aux consommateurs ayant souscrit un abonnement numérique avec plusieurs accès simultanés de désigner librement les bénéficiaires de ces accès. Le professionnel ne peut imposer de restrictions, sauf si celles-ci sont justifiées par une obligation légale ou réglementaire. Cette mesure vise à sécuriser le coabonnement et à protéger le pouvoir d'achat des consommateurs face aux pratiques tarifaires des plateformes.

▸2 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 2« le consommateur qui a souscrit le contrat affecte librement les accès dont il a la pleine jouissance »
  2. [2] Article unique · alinéa 3« le professionnel peut restreindre l'affectation lorsque la restriction est justifiée par une obligation légale »
Pour quiCe que ça change concrètement

Si le texte est adopté, les consommateurs pourront librement attribuer les accès de leurs abonnements numériques multi-utilisateurs à des bénéficiaires de leur choix, sans que les plateformes puissent imposer des restrictions. Cela pourrait réduire les coûts pour les ménages en permettant un partage plus flexible des abonnements. Les entreprises ne pourront restreindre cette liberté que si une obligation légale le justifie. Cette mesure pourrait également encourager des pratiques de consommation plus responsables et accessibles.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Exposé des motifs · alinéa 14« Elle vise à sécuriser juridiquement le coabonnement, à protéger le pouvoir d’achat des consommateurs »
  2. [2] Article unique · alinéa 2« le consommateur qui a souscrit le contrat affecte librement les accès dont il a la pleine jouissance »
  3. [3] Article unique · alinéa 3« le professionnel peut restreindre l'affectation lorsque la restriction est justifiée par une obligation légale »
ExempleCas concret avant/après

Julien, étudiant à Lyon, a souscrit un abonnement de streaming musical qui permet jusqu'à six utilisateurs. Avant le texte, il devait choisir de partager son accès uniquement avec sa famille, ce qui limitait ses options. Avec la nouvelle loi, il pourra inviter ses amis à utiliser son abonnement sans craindre de restrictions de la part du fournisseur. Cela lui permettra de partager les frais et de réduire son coût mensuel d'abonnement.

▸2 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 2« le consommateur qui a souscrit le contrat affecte librement les accès dont il a la pleine jouissance »
  2. [2] Article unique · alinéa 3« le professionnel peut restreindre l'affectation lorsque la restriction est justifiée par une obligation légale »
Chaque phrase est sourcée et liée à un alinéa précis du texte. Aucune affirmation ne provient d'une source externe ni d'une interprétation politique. Chaque référence renvoie au passage cité, reproduit plus bas sur cette page.

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À l'Assemblée nationale

Pas encore de vote

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Prédiction

Ce que chaque groupe pourrait voter

Ce n'est pas un résultat : c'est une estimation, tirée du vote final de chaque groupe sur les textes déposés par le groupe SOC déjà votés à l'Assemblée. Le vote réel peut être différent. La méthode et sa fiabilité

  • GDRPour · 100 %

    Sur les 24 textes déposés par le groupe SOC déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe GDR a voté pour 24 fois (100 %).

  • NIPour · 100 %

    Sur les 13 textes déposés par le groupe SOC déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe NI a voté pour 13 fois (100 %).

  • SOCPour · 100 %

    Sur les 24 textes déposés par le groupe SOC déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe SOC a voté pour 24 fois (100 %).

  • ECOSPour · 96 %

    Sur les 24 textes déposés par le groupe SOC déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe ECOS a voté pour 23 fois (96 %).

  • LIOTPour · 95 %

    Sur les 22 textes déposés par le groupe SOC déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LIOT a voté pour 21 fois (95 %).

  • LFI-NFPPour · 83 %

    Sur les 24 textes déposés par le groupe SOC déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LFI-NFP a voté pour 20 fois (83 %).

  • HORPour · 78 %

    Sur les 23 textes déposés par le groupe SOC déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe HOR a voté pour 18 fois (78 %).

  • EPRPour · 75 %

    Sur les 24 textes déposés par le groupe SOC déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe EPR a voté pour 18 fois (75 %).

  • DRPour · 74 %

    Sur les 23 textes déposés par le groupe SOC déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe DR a voté pour 17 fois (74 %).

  • DEMPour · 71 %

    Sur les 24 textes déposés par le groupe SOC déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe DEM a voté pour 17 fois (71 %).

Passages cités dans le texte officiel

Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (1 article) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr

  1. Exposé des motifs

    Alinéa 2Aujourd’hui, 80 % des Français sont abonnés à au moins un abonnement numérique (vidéo à la demande, musique, jeux vidéo, logiciels), ce qui représente une dépense moyenne de 54 euros par mois (Ipsos, janvier 2026). Le nombre moyen d’abonnements cumulés par foyer a en parallèle très fortement augmenté, passant de trois en 2016 à dix aujourd’hui.
    Alinéa 3Dans le même temps, ces services ont connu des hausses de tarifaires significatives, souvent supérieures à l’inflation. Certains ont ainsi augmenté de plus de 50 % depuis 2020. Face à cette pression tarifaire, un tiers des Français a recours au piratage, tandis que d’autres cherchent des solutions légales pour maîtriser leur budget. C’est ainsi que le partage d’abonnements s’est développé.
    Alinéa 5C’est dans ce contexte qu’a émergé le « coabonnement », qui applique aux abonnements multi‑accès la logique du covoiturage. Il permet de mutualiser les frais en optimisant des accès inutilisés dans le cadre d’offres multi‑utilisateurs. Cette pratique constitue ainsi une forme d’achat groupé légale, puisqu’elle ne repose pas sur le partage frauduleux de comptes, mais sur l’organisation de droits d’accès disponibles via un abonnement multi‑utilisateurs. Elle contribue ainsi à redonner du pouvoir d’achat aux ménages, à favoriser l’accès à la culture et à l’information, et à proposer une alternative crédible au piratage, tout en contribuant au financement des plateformes.
    Alinéa 6Cependant, ce modèle favorable au consommateur, qui permet aux coabonnés d’économiser plusieurs centaines d’euros par mois, est aujourd’hui fragilisé. Certaines grandes plateformes introduisent des clauses restrictives limitant la libre utilisation des comptes, en s’appuyant sur des critères flous tels que les notions de « famille », de « foyer » ou de « même adresse ». D’une part, ces critères apparaissent de plus en plus inadaptés aux évolutions des modes de vie (colocation, coliving, familles recomposées) ; d’autre part, les offres « famille » incluent parfois six comptes utilisateurs, un chiffre surdimensionné par rapport à la taille moyenne d’une famille en France (2,15 personnes selon l’institut national de la statistique et des études économiques – INSEE), ce qui oblige mécaniquement les consommateurs à payer pour des droits d’accès qu’ils ne peuvent pas utiliser ou partager librement. Ces situations peuvent entraîner des formes de discrimination tarifaire entre les consommateurs.
    Alinéa 14La proposition de loi apporte une réponse claire. Elle vise à sécuriser juridiquement le coabonnement, à protéger le pouvoir d’achat des consommateurs et à soutenir un écosystème innovant. Sans contraindre les entreprises dans la conception de leurs offres, elle entend corriger les effets du surdimensionnement en garantissant la liberté de désignation des bénéficiaires.

    Lire la suite dans le texte officiel

  2. Article unique

    Alinéa 2« Art. L. 224 ‑ 25 ‑ 10 ‑ 1 . – I. – Dans les contrats de fourniture d’un contenu numérique ou d’un service numérique comportant plusieurs accès simultanés, le consommateur qui a souscrit le contrat affecte librement les accès dont il a la pleine jouissance aux bénéficiaires de son choix, sans que le professionnel puisse y apporter de restriction.
    Alinéa 3« II. – Par dérogation au I, le professionnel peut restreindre l’affectation lorsque la restriction est justifiée par une obligation légale ou réglementaire. »
    Lire Article unique en entier
    Après l’article L. 224‑25‑10 du code de la consommation, il est inséré un article L. 224‑25‑10‑1 ainsi rédigé : « Art. L. 224 ‑ 25 ‑ 10 ‑ 1 . – I. – Dans les contrats de fourniture d’un contenu numérique ou d’un service numérique comportant plusieurs accès simultanés, le consommateur qui a souscrit le contrat affecte librement les accès dont il a la pleine jouissance aux bénéficiaires de son choix, sans que le professionnel puisse y apporter de restriction. « II. – Par dérogation au I, le professionnel peut restreindre l’affectation lorsque la restriction est justifiée par une obligation légale ou réglementaire. »
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Données issues du référentiel officiel de l'Assemblée Nationale (open data, mises à jour automatiquement chaque jour). Identifiant AN : DLR5L17N54731.