Aller au contenu principal
Toutes les lois
Environnement
Christian Ferrer · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia
DéposéProposition de loi ordinaire

Préserver le potentiel viticole français et donner de nouveaux outils aux élus locaux en matière de protection des espaces agricoles et d’aménagement du territoire

Où en est ce texte

  1. Étape actuelle : Déposéen attente d'examen
Partager

En clair

Synthèse neutre, factuelle et sourcée

PourquoiLe contexte

La proposition de loi vise à répondre aux défis auxquels fait face la filière viticole française, notamment en raison du dérèglement climatique, des tensions économiques et de la pression foncière. Elle cherche à préserver le potentiel de production viticole et à garantir la coexistence entre activités agricoles et espaces urbanisés. Le texte s'inscrit dans un cadre juridique existant, notamment la loi n° 2025-533 du 13 juin 2025, qui introduit des mesures de lutte contre les vignes non cultivées.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Exposé des motifs · alinéa 2« La filière viticole française, étendue sur 90 départements métropolitains, et forte de ses 387 appellations d’origine contrôlée viticoles (AOC), subit de fortes mutations. »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 11« la présente proposition de loi s’articule autour de trois articles visant à renforcer la protection sanitaire des vignobles, à préserver le potentiel de production viticole et à favoriser une coexistence harmonieuse entre activités agricoles et espaces urbanisés. »
  3. [3] Exposé des motifs · alinéa 12« L’article 1er vise à rendre pleinement opérationnel le dispositif de lutte contre les vignes non cultivées introduit par la loi n° 2025‑533 du 13 juin 2025. »
QuoiCe que dit le texte

Le texte modifie plusieurs articles du code rural et de la pêche maritime et du code général des collectivités territoriales. Il introduit des mesures pour lutter contre les vignes non cultivées, renforce les pouvoirs des maires pour mettre en demeure les propriétaires de parcelles laissées sans entretien, et crée une servitude d’utilité publique de voisinage agricole. Cette servitude permet de délimiter une bande de terrain autour des parcelles agricoles pour protéger les riverains tout en maintenant l'activité agricole.

▸1 source dans le texte officiel
  1. [1] Article 2 · alinéa 2« le maire peut également mettre en demeure le propriétaire ou l’exploitant d’une parcelle plantée de vignes laissée sans entretien. »
Pour quiCe que ça change concrètement

Si le texte est adopté, les maires disposeront de nouveaux pouvoirs pour agir contre les vignes non cultivées, pouvant mettre en demeure les propriétaires de les entretenir. La création d'une servitude d’utilité publique de voisinage agricole permettra de définir des zones autour des parcelles agricoles où certaines activités seront interdites, afin de protéger les riverains. Cette servitude pourra être demandée par les élus locaux et adaptée aux réalités du terrain.

▸2 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 2 · alinéa 2« le maire peut également mettre en demeure le propriétaire ou l’exploitant d’une parcelle plantée de vignes laissée sans entretien. »
  2. [2] Article 3 · alinéa 9« l’accès est restreint, dans des conditions prévues par décret en Conseil d’État. »
ExempleCas concret avant/après

Jean, agriculteur dans une commune viticole, a une parcelle de vignes laissée à l'abandon. Avant le texte, il ne pouvait pas contraindre le propriétaire à entretenir cette parcelle. Avec la nouvelle loi, le maire peut désormais mettre en demeure le propriétaire de s'occuper de la parcelle, ce qui pourrait réduire les risques de propagation de maladies dans ses propres vignes.

▸1 source dans le texte officiel
  1. [1] Article 2 · alinéa 2« le maire peut également mettre en demeure le propriétaire ou l’exploitant d’une parcelle plantée de vignes laissée sans entretien. »
Chaque phrase est sourcée et liée à un alinéa précis du texte. Aucune affirmation ne provient d'une source externe ni d'une interprétation politique. Chaque référence renvoie au passage cité, reproduit plus bas sur cette page.

Et vous ?

Pour ou contre ce texte ?

Donnez votre avis de citoyen, en un clic. Ce n'est pas le vote des députés : c'est le vôtre.

Votre vote sera enregistré après connexion. Pas de mot de passe — juste votre e-mail.

Votez, puis découvrez

  • Ce qu'en pensent les autres citoyens — vous seriez la première voix sur ce texte

À l'Assemblée nationale

Pas encore de vote

Les députés n'ont pas encore voté sur ce texte en scrutin public.

Prédiction

Ce que chaque groupe pourrait voter

Ce n'est pas un résultat : c'est une estimation, tirée du vote final de chaque groupe sur les textes déposés par le groupe DEM déjà votés à l'Assemblée. Le vote réel peut être différent. La méthode et sa fiabilité

  • DEMPour · 100 %

    Sur les 12 textes déposés par le groupe DEM déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe DEM a voté pour 12 fois (100 %).

  • EPRPour · 100 %

    Sur les 11 textes déposés par le groupe DEM déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe EPR a voté pour 11 fois (100 %).

  • LIOTPour · 100 %

    Sur les 6 textes déposés par le groupe DEM déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LIOT a voté pour 6 fois (100 %).

  • RNPour · 92 %

    Sur les 12 textes déposés par le groupe DEM déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe RN a voté pour 11 fois (92 %).

  • HORPour · 91 %

    Sur les 11 textes déposés par le groupe DEM déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe HOR a voté pour 10 fois (91 %).

  • GDRPour · 89 %

    Sur les 9 textes déposés par le groupe DEM déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe GDR a voté pour 8 fois (89 %).

  • DRPour · 88 %

    Sur les 8 textes déposés par le groupe DEM déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe DR a voté pour 7 fois (88 %).

  • UDDPLRPour · 88 %

    Sur les 8 textes déposés par le groupe DEM déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe UDDPLR a voté pour 7 fois (88 %).

  • SOCPour · 83 %

    Sur les 12 textes déposés par le groupe DEM déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe SOC a voté pour 10 fois (83 %).

  • ECOSPour · 82 %

    Sur les 11 textes déposés par le groupe DEM déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe ECOS a voté pour 9 fois (82 %).

  • LFI-NFPPour · 75 %

    Sur les 12 textes déposés par le groupe DEM déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LFI-NFP a voté pour 9 fois (75 %).

Passages cités dans le texte officiel

Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (3 articles) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr

  1. Exposé des motifs

    Alinéa 2La filière viticole française, étendue sur 90 départements métropolitains, et forte de ses 387 appellations d’origine contrôlée viticoles (AOC), subit de fortes mutations. Confronté aux conséquences du dérèglement climatique, aux tensions économiques et à la pression du foncier, le vignoble français doit aujourd’hui relever un défi essentiel : préserver durablement son potentiel de production, permettre à celles et ceux qui font vivre nos territoires viticoles de continuer à exercer leur métier et préserver le vivre ‑ ensemble dans nos communes rurales et péri ‑ urbaines.
    Alinéa 11Afin de répondre à ces enjeux, la présente proposition de loi s’articule autour de trois articles visant à renforcer la protection sanitaire des vignobles, à préserver le potentiel de production viticole et à favoriser une coexistence harmonieuse entre activités agricoles et espaces urbanisés.
    Alinéa 12L’ article 1 er vise à rendre pleinement opérationnel le dispositif de lutte contre les vignes non cultivées introduit par la loi n° 2025‑533 du 13 juin 2025. Il entend lever les obstacles juridiques et administratifs qui en limitent aujourd’hui l’application, notamment en renforçant les moyens de contrôle et la coordination entre les administrations compétentes, afin de prévenir la propagation des risques sanitaires et de protéger les exploitations viticoles en activité.

    Lire la suite dans le texte officiel

  2. Article 2

    Alinéa 2« Art. L. 2213 ‑ 21 ‑ 1. – En application de l’article L. 2212‑2, le maire peut également mettre en demeure le propriétaire ou l’exploitant d’une parcelle plantée de vignes laissée sans entretien de procéder aux mesures nécessaires d’entretien ou d’arrachage, au motif que cette dernière est susceptible de favoriser la propagation d’organismes nuisibles au sens du 3° du III de l’article L. 201‑1 du code rural et de la pêche maritime.
    Lire Article 2 en entier
    La section 3 du chapitre III du titre I er du livre II de la deuxième partie du code général des collectivités territoriales est complété par un article L. 2213‑21‑1 ainsi rédigé : « Art. L. 2213 ‑ 21 ‑ 1. – En application de l’article L. 2212‑2, le maire peut également mettre en demeure le propriétaire ou l’exploitant d’une parcelle plantée de vignes laissée sans entretien de procéder aux mesures nécessaires d’entretien ou d’arrachage, au motif que cette dernière est susceptible de favoriser la propagation d’organismes nuisibles au sens du 3° du III de l’article L. 201‑1 du code rural et de la pêche maritime. « À défaut, il peut saisir l’autorité compétente pour l’application de la procédure prévue par l’article L. 250‑10 du code rural et de la pêche Maritime. »
  3. Article 3

    Alinéa 9« 4° Où l’accès est restreint, dans des conditions prévues par décret en Conseil d’État, notamment en ce qui concerne l’interdiction de toute déambulation et tout usage récréatif par les occupants ou les propriétaires des constructions riveraines.
    Lire Article 3 en entier
    Le chapitre II du titre V du livre I er du code rural et de la pêche maritime est complété par une section 8 ainsi rédigée : « Section 8 « Servitude d’utilité publique de voisinage agricole « Art. L. 152 ‑ 24. – I. – En vue de contribuer à la satisfaction des obligations définies au III de l’article L. 253‑8, de garantir la protection des riverains contre les risques liés à l’application des produits mentionnés à l’article L. 253‑1 et de permettre le maintien des activités agricoles dans le respect des règles sanitaires et environnementales, les terrains non bâtis ayant vocation à accueillir des constructions ou des installations et riverains d’une parcelle agricole où sont susceptibles d’être utilisés des produits phytopharmaceutiques mentionnés au même article L. 253‑1 peuvent être grevés d’une servitude. « Celle‑ci délimite une bande, d’une largeur maximale de vingt mètres à compter de la limite séparative de la parcelle agricole : « 1° Où sont interdites toute construction et toute installation ; « 2° Où est interdite toute utilisation de produits phytopharmaceutiques ; « 3° Où l’implantation de haies, définies à l’article L. 412‑21 du code de l’environnement, est obligatoire sur l’ensemble de la largeur, sauf dans les zones exposées aux risques d’incendie définies aux articles L. 132‑1 et L. 133‑1 du code forestier ; « 4° Où l’accès est restreint, dans des conditions prévues par décret en Conseil d’État, notamment en ce qui concerne l’interdiction de toute déambulation et tout usage récréatif par les occupants ou les propriétaires des constructions riveraines. « Par dérogation au 1° du présent article, peuvent être installés dans la bande mentionnée au premier alinéa les ouvrages nécessaires à l’exercice des missions de service public définies à l’article L. 121‑4 du code de l’énergie et à l’article L. 2111‑9 du code des transports, les installations de production d’électricité à partir d’énergie éolienne ou solaire, les installations de stockage d’électricité, ainsi que les ouvrages et les aménagements directement nécessaires à leur fonctionnement. Dans cette hypothèse, l’obligation prévue au 3° n’est pas applicable. « II. – La servitude prévue au présent article n’est pas applicable aux terrains supportant des projets de construction ou d’aménagement dont la demande d’autorisation d’urbanisme a été déposée avant l’entrée en vigueur de la présente loi. « Art. L. 152 ‑ 25 . – L’arrêté instituant la servitude prévue à l’article L. 152‑24 est pris par le représentant de l’État dans le département, après : « 1° Demande du conseil municipal des communes concernées ; « 2° Consultation de la chambre d’agriculture ; « 3° Enquête parcellaire réalisée conformément au chapitre I er du titre III du livre I er du code de l’expropriation pour cause d’utilité publique. « La servitude est annexée aux plans locaux d’urbanisme et aux cartes communales dans les conditions prévues respectivement aux articles L. 153‑60 et L. 161‑1 du code de l’urbanisme ou, à défaut, publiée au service chargé de la publicité foncière. « Art. L. 152 ‑ 26 . – L’indemnisation des servitudes instituées en application de la présente section est régie par l’article L. 105‑1 du code de l’urbanisme. « Art. L. 152 ‑ 27. – Un décret en Conseil d’État précise les conditions d’entretien de la bande, d’accès à la bande et d’implantation des haies mentionnées à l’article L. 152‑24, ainsi que les adaptations des modalités de mise en œuvre des obligations définies en application du sixième alinéa du I de l’article L. 253‑7, de l’article L. 253‑7‑1 et du III de l’article L. 253‑8, afin de tenir compte de la contribution de la servitude mentionnée à l’article L. 152‑24 au respect de ces obligations. »
Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Suivez les lois qui changent votre quotidien

Chaque matin à 7h : les nouvelles lois en discussion, vulgarisées en 3 min. Sans pub, sans bullshit.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Données issues du référentiel officiel de l'Assemblée Nationale (open data, mises à jour automatiquement chaque jour). Identifiant AN : DLR5L17N55192.