Ce projet de loi vise à adapter le droit français aux exigences de l'Union européenne dans divers domaines, notamment économique, financier, environnemental, énergétique, de transport, de santé et de circulation des personnes. Il répond à la nécessité de transposer plusieurs directives européennes récentes, telles que celles concernant les marchés d'instruments financiers, les obligations vertes, et la lutte contre le blanchiment de capitaux. Le texte modifie plusieurs codes, dont le code monétaire et financier, le code de l'énergie et le code de la santé publique, afin d'assurer la conformité avec les règlements et directives européens.
Diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de transport, de santé et de circulation des personnes
Loi n° 2025-391 promulguée le , publiée au Journal officiel du .
Où en est ce texte
- Étape franchie : Dépôt
- Étape actuelle : Promulgué
En clair
Synthèse neutre, factuelle et sourcée
Le texte modifie plusieurs articles du code monétaire et financier, du code de l'énergie et du code de la santé publique. Il introduit des mesures telles que l'interdiction pour les prestataires de services d'investissement de percevoir des paiements pour flux d'ordres, la mise en place de sanctions pour les manquements aux obligations de déclaration, et des dispositions concernant la gestion des données relatives aux bénéficiaires effectifs. Il prévoit également des adaptations pour les infrastructures énergétiques et des obligations pour les gestionnaires d'aéroports en matière de carburants alternatifs.
▸3 sources dans le texte officiel
- [1] Article 1 er · alinéa 3« il est interdit aux prestataires de services d’investissement, en application du V de l’article L. 533‑18, de percevoir un paiement pour flux d’ordres. »
- [2] Article 1 er · alinéa 45« modifier le code de commerce, le code monétaire et financier, le code des assurances. »
- [3] Article 1 er · alinéa 47« étendre à la Nouvelle‑Calédonie, à la Polynésie française et aux îles Wallis et Futuna. »
Si le texte est adopté, les prestataires de services d'investissement ne pourront plus percevoir de paiements pour flux d'ordres, ce qui pourrait affecter leur modèle économique. Les sanctions pour non-respect des obligations de déclaration seront renforcées, avec des amendes pouvant atteindre des montants significatifs. Les gestionnaires d'aéroports devront également se conformer à de nouvelles exigences concernant la fourniture de carburants d'aviation durables. Les modifications entreront en vigueur à des dates variées, certaines dès la promulgation de la loi et d'autres à partir de 2026.
Jean, directeur d'une société de gestion d'actifs, doit revoir son modèle économique car, avec l'adoption de ce texte, il ne pourra plus percevoir de paiements pour flux d'ordres de ses clients. Actuellement, il perçoit environ 50 000 euros par an de ces paiements. Après l'adoption de la loi, il devra trouver d'autres sources de revenus pour compenser cette perte. De plus, il devra s'assurer que ses pratiques de déclaration sont conformes aux nouvelles exigences pour éviter des sanctions financières.
▸3 sources dans le texte officiel
- [1] Article 1 er · alinéa 3« il est interdit aux prestataires de services d’investissement, en application du V de l’article L. 533‑18, de percevoir un paiement pour flux d’ordres. »
- [2] Article 1 er · alinéa 45« modifier le code de commerce, le code monétaire et financier, le code des assurances. »
- [3] Article 1 er · alinéa 47« étendre à la Nouvelle‑Calédonie, à la Polynésie française et aux îles Wallis et Futuna. »
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Sénat1re lecture
Adopté avec modifications
Commission mixte paritaireTexte de la commission mixte paritaire
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Assemblée nationaleTexte de la commission mixte paritaire
Adopté
Scrutin public n° 1203 : 63 pour, 42 contre. Le vote de chaque député
Décision officielle : « adopté, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 3, de la Constitution »
SénatTexte de la commission mixte paritaire
Adopté
Décision officielle : « adopté, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 3, de la Constitution »
Promulgation ·
Loi n° 2025-391
Source : dossier législatif de l'Assemblée nationale et du Sénat.
Passages cités dans le texte officiel
Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (37 articles) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr
Article 1 er
Alinéa 3« Sans préjudice des trois premiers alinéas, il est interdit aux prestataires de services d’investissement, en application du V de l’article L. 533‑18, de percevoir un paiement pour flux d’ordres. » ;
Alinéa 5« V. – Dans les limites fixées à l’article 39 bis du règlement (UE) n° 600/2014 du Parlement européen et du Conseil du 15 mai 2014 concernant les marchés d’instruments financiers et modifiant le règlement (UE) n° 648/2012, les prestataires de services d’investissement autres que les sociétés de gestion de portefeuille ne peuvent pas percevoir une redevance, une commission ou un avantage non monétaire de la part de tiers pour l’exécution des ordres de leurs clients sur un lieu d’exécution donné ou pour la transmission des ordres de leurs clients à un tiers en vue de leur exécution sur un lieu d’exécution donné. » ;
Alinéa 451° Modifier le code de commerce, le code monétaire et financier, le code des assurances et, éventuellement, d’autres codes ou lois afin d’assurer la transposition de la directive (UE) 2023/2864 du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2023 modifiant certaines directives en ce qui concerne l’établissement et le fonctionnement du point d’accès unique européen ;
Alinéa 473° Étendre à la Nouvelle‑Calédonie, à la Polynésie française et aux îles Wallis et Futuna, avec les adaptations nécessaires, les dispositions prises sur le fondement des 1° et 2° du présent II, pour celles qui relèvent de la compétence de l’État, et prévoir éventuellement les adaptations nécessaires en ce qui concerne Saint‑Barthélemy, Saint‑Martin et Saint‑Pierre‑et‑Miquelon.
Alinéa 286B. – Les 4°, 5°, 5° bis , 8°, 9° et 10° du A du présent IV entrent en vigueur le 1 er juillet 2026.
Article 2
Alinéa 109II bis . – A. – Dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement est habilité à prendre par voie d’ordonnance, dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, les mesures relevant du domaine de la loi nécessaires pour modifier les dispositions du code monétaire et financier et, le cas échéant, celles d’autres codes et lois en vue de transposer en droit français la directive (UE) 2024/1619 du Parlement européen et du Conseil du 31 mai 2024 modifiant la directive 2013/36/UE en ce qui concerne les pouvoirs de surveillance, les sanctions, les succursales de pays tiers et les risques environnementaux, sociaux et de gouvernance.
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Données issues du référentiel officiel de l'Assemblée Nationale (open data, mises à jour automatiquement chaque jour). Identifiant AN : DLR5L17N50796.